Elle à dit

Les mots de Mylène...

 

 

On dit beaucoup de choses sur moi, on dit beaucoup de choses totalement erronées, on invente, j’imagine, ma vie, on invente mes émotions. Maintenant je sais, je suis consciente... Je sais le risque du silence. Il y a certainement des personnes qui m’en veulent parce que ce silence, qui pensent que c’est de nature hautaine alors que ce n’est que discrétion de ma part, que j’ai beaucoup de mal à me raconter.

 

C'est plus un besoin, quelque chose qui est fondamental pour moi. J'ai... j'allais dire j'ai choisi ce métier, non, je crois que c'est ce métier qui m'a choisi. J'ai besoin de ça, j'ai besoin de parler au travers de mes chansons.

 

La provocation, c'est bien, mois il y a des moments où il faut être intelligent et ça, c'est aussi, moi, mon privilège, c'est de pouvoir répondre ce que je veux et biaiser.

 

Quand j'écrie je pense d'abord à ce que je raconte, j'essaye d'y mettre... moi même. Et puis dans un deuxième temps, mais c'est plus dans un temps... comme dans une radio qu'on a eu perception qui est tout à fait différente que dans un studio quand on est en mixage. Mais l'autre je crois dans le fond est omniprésent.

 

Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous.

 

Je sais que j’ai du mal…Je crois que c’est au-delà de ça même, que de parler de moi, j’ai... C’est quelque chose qui m’est presque insurmontable. Je vous dois une semaine et demie d'insomnie et un presque ulcère !

 

Il est de ces êtres qui vous marquent pour le reste de votre trop courte vie... Si la mémoire est celle du coeur, alors je ne l'oublierai jamais. L'on dit de lui qu'il sait révéler la beauté intérieure des personnes qu'il photographie, j'ai rencontré un homme doux qui semblait être empli de cette beauté même. J'aurais tant aimé le retrouver, encore au moins une fois.
(A la mémoire d'Herb Ritts. Paris, le 4 février 2003)

 

Je ne suis pas narcissique au point de n'aimer que moi-même !

 

Les personnes qui sont méchantes, vindicatives, il y en a, et j'en rencontre encore aujourd'hui. Maintenant, est-ce que j'ai une réaction... En général, j'essaye, non, d'avoir la réaction contraire à ses instincts premiers, à savoir que je préfère répondre par la gentillesse à l'arrogance. C'est moins douloureux.

 

On peut pas s'empêcher d'ignorer la guerre et... c'est vrai que l'évènement ici qui me concerne c'est la sortie d'un album et j'avoue que c'est toujours un décalage et quelque chose qui m'oppresse un peu.

 

J'aime développer l'imaginaire, j'aime m'envoler, j'aime rêver, j'aime réfléchir...

 

J'veux dire, on peut être fait de désespérances, de joies... Enfin autant de choses qui se bousculent et se contredisent. Voilà, je suis quelqu'un... Je fais parti de ces personnes qui sont effectivement un petit peu obsédées par la mort, l'idée de mort. Tout simplement le fait d'être mortelle est quelque chose d'insupportable. Donc j'ai ce fardeau avec moi. Maintenant vous dire que je suis quelqu'un de morbide, que je dors dans un cercueil et que je m'alimente d'araignées, non ! (rires) J'aime les fraises Tagadas !

 

Ce métier a été m'a survie et ça je le dis sans sens dramatique, aucun. Ca a été vraiment vital pour moi, sinon je n'avais aucun sens à ma vie. L'envie une fois de plus de donner et surtout de recevoir aussi.

 

Le public me mange... me mange toujours (rires) pardon, me manque toujours. Lapsus.

 

Ça je ne sais pas. Je suis consciente une fois de plus de la nature de ce mystère et de ce que ça peut engendrer. Maintenant est ce que c’est une stratégie, je vais vous dire non, bien sur que non, c’est ma nature profonde. Je ne fais pas partie de ce système en ce sens que... C’est vrai que je fais très très peu de télés, je ne fais quasiment pas d’interviews mais une fois de plus j’en reviens à ma nature profonde. Et quand on ne fait pas partie d’un système, le système veut vous détruire. Et puis j’ai la chance d’avoir eu pendant vingt ans des personnes qui m’ont suivi...

 

J’essaye de ne pas juger, mais c’est vrai je trouve un peu dommage cette, pour vous paraphraser, ce manque de mystère chez la plupart des artistes ! J’ai pas envie de savoir ce qu’elles mangent le soir, j’ai pas envie de savoir avec qui elles, elles…je ne dirais pas le mot ! Je crois qu’il faut se préserver un petit peu.

 

Très prétentieusement, la bêtise me choque, la vulgarité surtout, mais toutes les formes de vulgarité, pas celle que l'on croise souvent...

 

Je sais que nous avons des vies certainement très très différentes, chacun d'entre nous, mais il y a une chose qui nous rapproche je crois que c'est l'envie d'aimer, le besoin d'aimer, le besoin de le dire, et pour moi le besoin de le recevoir. Je vous remercie infiniment... Merci à vous.
(Bercy, le 20 janvier 2006)

 

On a toujours... Peut-être moi particulièrement, parce que je crois que profondément rien est acquis, on a toujours peur de l’abandon. Je pense que le sentiment d’abandon est quelque chose qui me hante.

 

Je n'pense pas que ce soit de l'orgueil ni être sur de soi. Je pense que c'est plutôt une inversion pour le compromis. J'me suis toujours dit que je n'serais jamais dirigé par mes propres peurs. Parce que les peurs peuvent engendrer des choses terribles. Mais je n'ai jamais cédé à mes peurs. J'ai dépassé mes peurs. Parfois elles reviennent avec force, avec fracas. Mais je n'ferais jamais rien qui est guidé par la peur, jamais.

 

Je crois que je suis née en colère. J'ai commencé par le "je déteste" et puis après j'ai appris à aimer...

 

Je crois qu'au travers de la lecture, et c'est ce qui m'est arrivé, on peut découvrir des choses, trouver des pansements. Et je crois que dans le fond, la chose la plus fondamentale c'est le dialogue, c'est pouvoir trouver une forme de communication.

 

Vous dire qu'on a des fardeaux à traîner, bien évidement... Que des plaies ouvertes ont du mal à cicatriser, oui. Maintenant vous raconter la nature de mes plaies... Parfois elles sont précises dans mon esprit, parfois elles sont très troubles. Je n'en sais rien. Je crois que c'est aussi le fait de n'avoir que très très peu de souvenirs de mon enfance.

 

Ce sont des lieux qui ne sont pas pour moi morbide du tout, un cimetière. C'est pour moi un lieu de paix, un lieu de repos. J'arrive tout à fait à me recentrer dans un cimetière.

 

Je crois que le silence m'aime !

Sources: innamoramento.net

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